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              PETITES NOUVELLES LYONNAISES                 65

Tramassac sacrifié au chemin de fer de Saint-Just, à la
maison et à la voûte des Chazaux, au n° 19 de la rue
Longue, type parfait de la renaissance, on chercherait en
vain un autre modèle de ses trois étages de galeries à ar-
cades. MM. Martin et Tournier nous l'ont heureusement
conservée par la gravure.
   Place de la Trinité, à l'angle du Gourguillon, maison
du Soleil, ce nom doit venir, non-seulement du soleil qui
orne sa façade, mais aussi d'une famille.
   Claude du Soleil, officiai du diocèse, conseiller en la sé-
néchaussée, sacristain de Saint-Just et de Fourvières, mou-
rut en 1601 et devait habiter en cet endroit, car un mem-
bre de sa famille, François, fils de François du Soleil et
petit-fils d'Alexandre du Soleil, notable bourgeois qui fi-
gure à l'entrée du cardinal Chigi, fut baptisé le 3 1 mars
1648, à Saint-Pierre-le-Vieux, paroisse de ce quartier dont
M. Saint-Olive a donné l'histoire.
   En face, au pied de la montée, est une autre maison cu-
rieuse, transition du quinzième au seizième siècle.
   Rue Tramassac. Outre la maison n° 21 que l'on vient
de détruire, presque toutes celles qui sont adossées à la
montagne méritent d'être vues et conservées : celle qui est
en face de la rue des Deux-Cousins ; l'hôtel du Petit Ver-
sailles, dont l'intérieur de cour est très pittoresque. No-
tons, une fois pour toutes, que souvent ces anciennes cons-
tructions sont insignifiantes sur la rue; tout l'intérêt est
dans les cours; il faut entrer dans toutes et l'on est sûr
d'y trouver des sujets d'études et des motifs de dessins.
Quelquefois, surtout au dix-septième siècle, l'extérieur
prend plus d'importance. Alors apparaissent des édifices
sobres d'ornementation, corrects de lignes et de bonnes
proportions, comme la maison à l'angle de la rue du Bœuf
 et de la rue de la Bombarde, au levant ; elle appartenait aux
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