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240                         CHRONIQUE LOCALE

rosaces inscrites dans autant de carrés d'un mètre de côté. Ces rosaces
forment des figures géométriques à combinaisons compliquées et va-
riées, noir, blanc et rou e, ou simplement noir et blanc, d'un très-
agréable effet. Les caissons qui les encadrent, sont bordés de tresses
en couleur courant entre des fileta.
   Les quatre angles de chaque compartiment sont décorés de sujets
en couleur, répétés parallèlement : des oiseaux répondant à des p is-
soins ou à des vases à deux a> ses, des dauphins à des carquois, des
cornes d'abondance à des trophées composés d'un arc et d'un bouclier.
   La bordure de la "mosaïque se compose de riches filets accompa-
gnant un rinceau de cœurs et de fleurs de lotus alternés.
  — C'étaient de vrais Sybarites, ces Romains qui faisaient de si
belles choses. Ils aimaient le confortable ei savaient prendre leurs sises.
Les grands vivaient royalement et le peuple ne demandait que du
pain et des spectacles, Eh ! bien, il n'y a pas de quoi blâmer, nous
ne voulons pas autre chose.
   Et voyez, faute de gladiateurs dans les arènes, comme nous aimons
les courses aux chevaux, surtout quand il y a des haies, des rivières
et la banquette irlandaise !
   Quels grands jours donc nous avons eus le 20 et le 21 ! quelles
annonces ! que d'affiches ! que de banderolles sur les omnibus de la
ville et de la banlieue I que d'étrangers et même de campagnards !
Ah ! certes ! c'était sérieux. Il s'agissait en effet de cette éternelle
question d'améliorer la rare chevaline en la faisait courir sous les
yeux de trente mille spectateurs ; y en avait-il pins ? y en avait-il
moins ? nous n'avons pas compté. Le dimanche, temps couvert, belles
courses, retour précipité et pluie. Le lundi, temps magnifique, courses
superbes, retour solennel sous les yeux d'une foule immense qui trou-
vait, l'ingrate, qu'il n'y avait ni assez d'équipages, ni assez de cava-
liers. Ah ! c'est qu'en ce moment, l'aristocratie lyonnaise est loin du
pont AJorand et autre raison, qu'elle s'est depuis quelques an-
nées, singulièrement débarrassé de ses équipages. La politique étant
étrangère à l'événement, nous ne voyons pas pourquoi nous tairions
ce fait. D'ailleurs dimanche et lundi, ni chevaux estropiés, ni jokeys
cassés ; tous revenus entiers, ce dont nous nous réjouissons, en sou-
haitant qu'à l'avenir, il en soit toujours ainsi,              A; V.

                                 Le Directeur-Gérant, A- VINUTRINIER.

      Lyon. — Imp. Aimé ,ngtrinier.