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CHRONIQUE LOCALE — Dehors les barbares ! criaient naguère les Italiens. Il ne par- laient pas de nous ! Dehors les barbares, et vite et vite, dirons-nous à notre tour. Ces petits barbares qui. après avoir écorch.4 toute l'année les pauvres auteurs latins, cet âge est sans pitié, vont maintenant tourmenter leurs petites sœurs, tirer les oreilles de Médor, arracher des crins à Bijousous prétexte detfaire des lignes, et tueries pauvres petits oiseaux dans les vignes ou sur les pommiers, au lieu de contempler les beaux spectacles que la nature donne en automne, d'étudier la faune ou la flore de leur village, l'histoire de ia vieille église, ou du vieux châ- teau et de faire provision de pensées et de souvenirs pour leur vieil- lesse. Dehors les petits barbares et qu'ils oublient, en recevant les baisers de leurs mères, les discuss;ons qu'ils ont eues avec leurs professeurs. Du reste, une grande amélioration s'est faite depuis quelques années, dans l'emploi des vacances, et si là , comme en beaucoup de choses, nous sommes inférieurs aux Suiss-s et aux Allemands, nous avons pris d'eux d'i moins cette excellente habitude, au lieu de nous endormir dans le bien-êire de la villa paternelle, ou dans le désœu- vrement d'une pet te ville, de faire de longues courses à pied, des explorations plus ou moins lointaines qui fortifient le corps et l'es- prit, ouvr-nt l'intelligence et préservent de la mal aria qui a toujours soufflé à Capoue À nous, Lyonnais, les excursions,cette année, ne manqueront pas. De nouveaux chemins de fer peuvent nous conduire, en quelques heures, près des vieilles forteresses du Forez, ou sur les bords si pittoresques de la rivière d'Ain et nous y donner un avant goût des courses alpestres si chères à nos voisins. — L'été fait parler de lui, 33 degrés à l'ombre, c'est le courant ; le bitume fond, les promeneurs ruissellent, et, moins fortunés que les Marseillais, les Bordelais ou les Napolitains, les Lyonnais n'ont pas la moindre brise raffraîchissmte, ni jour ni nuit. — Les grands travaux de déblaiement de la gare de Saint-Paul se peussent avec activité. Les traces de l'eboulement auront bientôt disparu. — En poursuivant le creusement du canal des Olestins, on a mis au jour la continuation de la belle mosaïque dont la première partie avait déjà été enlevée ; on travaille au transport de cette seconde moitié qui en complétant l'œuvre, doit doter la ville d'une de ses plus précieuses antiquités. — Le PeM journal de Lyon, quotidien, a vécu ce que vivent les ros«s. Il a eu s«x numéros. Le Bonnet de Nuit, la Cravache, le Rébus,