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1G0                    CHRONIQUE LOCALE.

 le Journal de Guignol, le Journal de Madelon continuent leur marche
 triomphante. Lft télégraphe, dont la carrière a été si orageuse, est
 décédé le 30 juillet.
    — Par décret en date du 26 juillet 1&76. a été nommé au grade de
chevalier de la Légion d'honneur, M. Caillemer, doyen de la faculté
de droit de Lyon : 24 ans de services, enseignement fait d'une manière
supérieure, création à Lyon d'une bibliothèque d>, droit, la récom-
pense était bien due- Elle a été accueillie avec faveur par le public-
    M. Beithaml, fils de M. Berthaud, csuseiller h la Cour de Lyon,
nommé substitut de M. le procureur de la République de Nantua.
 a été installe dans ses fonctious à l'audience du tribunal du 29
juillet. ,
    — Dans sa séance du 26 juil'et, la Société littéraire a reçu mem-
bre correspondant, à l'unanimité, M. le docteur Philippe Delastrc,
médecin à Ceyzérieus en Bugey, auteur d'un ré ent et joli petit
volume: Souvenirs poétiques de laDombes, du Bugey et du vieux Lyon^
L876, in-12. Nous revien irons sur ce livre dont la moitié est consa-
crée au Lyon tel que l'ont connu nos pères.
   — A l'Exposition d- i:i Soi i né des Amis des Arts d'Avignon,
riche cette année d'oeuvres importantes, les honneurs ont été pour
notre compatriote le peintre Lays dont le beau tableau : le Bien et le
Mal, a obtenu la médaille d'argent.
    Et ce n'est pas seulement dans les Art9 que notre ville obtient des
succès mérités. Lyon, qui a produit des peintres et des sculpteurs
célèbres, des architectes hors l'gne, des philosophes, des orateurs,
des poètes, des érudits et une armée d'archéologues, n'avait pas
encore brillé dans 1« roman, car l'auteur de Mionnette, Muller, est
du Eorez. On nous reprochait, que sais-je ? u;i manque d'imagination,
peut être, de coloris; nous ne savions pas.broder les fie rs du style
sur un léger tissu d'aventures. On ne le dira plus aujourd'hui, lschia.
Souvenirs de jeunesse, par M. E. Pélagaud,nous a révéléun écrivain,
de race dont nous saluons la naissance avec joie. lschia a paru en
feuilletons dans le Salut Public et tous les lecteurs de cette feuille
fortunée ont été surpris et ravis de la puissance de sty'e, du coloris,
du sentiment, de la v  fermeté de caractères que cette première œuvre
décelât. L'Italie, la rade de Naples surtout, cotte poétique contrée
où se trouvent Pouzzol-s, Castellarnare, Uerculanum et le Vésuve,
lschia et Capri, tous les enchantements, toutes les poésies, tous les
souvenirs, sont décrites avec vérité, éclat, charme et puissance, et ce
qui ajoute au mérite de l'œuvre, c'est q"e. différent de ses confrères
en romans, qui ne brillent pas, le plus souvent, par le savoir,
M. Pélagaud sait, a vu, et que derrière l'imagination du romancier
qui crée, il y a la pensée du philosophe et l'érudition du géologue
et de l'historien.
   L'Å“uvre n'est pas parfaite, cependant, oh! non ! et nous reproche-
rons au jeune et brillant écrivain la chute de MM di Lecco, Puissances
duciel ! peut-on flétrir ainsi un« destinée ! Morte, nous l'aurions
pleufée ; mais souillée! mais tombée comme une Lélia vu'gaire ! nous
en avons éprouvé un désenchantement immense, un découragement
profond. En deshonorant cette femme, M. Pélagaud a commis un
crime st nous ne lui en accorderons jamais le pardon.
                                                         A. \ .