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 •J44                       GERSON

  principal théâtre. D'autre part, le schisme d'Occident fo-
  mente par deux et même par trois anti-papes, désolait
  l'Eglise en brisant son unité. Déjà en 1406, Gerson avait
  été envoyé vers les deux pontifes contendauts, Grégoire XII
  et Benoît XIII, dont il ne put obtenir la démission. A sou
  retour, il composa plusieurs savants écrits dont un intitu-
  lé : De la manière cl enlever un pape de l'Eglise, pour l'ex-
 tinction de ce schisme, et dans le même but. il appela de
 tous ses vœux un concile général.
     En cette même année, nous le trouvons au concile de,
 Reims, où déjà il brille par l'éloquence et la sagesse de
 ses discours.
     En 1409, il alla àPise, où, dans un concile quasi-œcu-
 ménique, il harangua le nouveau pape Alexandre V avec
 son éloquence ordinaire. Le schisme semblait éteint. Mais
 les deux faux papes n'avaient que simulé leur démission.
 Benoît se maintenant dans sa forteresse d'Avignon, échan-
 geait avec son'concurrent des anathèmes.
    En 1410, Alexandre V mourut ; les cardinaux romains
 élurent un nouveau pape. Jean XXIII. La situation de
 l'Eglise était des plus malheureuses.
    Parles soins du cardinal d'Ailly et surtout de Gerson, un
concile général fut convoqué à Constance. Il s'ouvrit en
 •1414. Jamais on ne vit dans l'Eglise une assemblée plus
considérable. Le chancelier de Paris qui, depuis plus de
vingt années, avait préparé les matières de ce concile, eu
fut non-seulement l'organisateur principal, mais encore
l'âme. Les anti-papes déchus, de par l'autorité du concile
qui représentait l'Eglise universelle, Martin V fut élu et re-
connu pour légitime chef suprême de l'Eglise. Ainsi Unit
ce long schisme.
   Jean sans Peur vivait encore et régnait en tyran à la
place de Charles VI, tombé depuis long-temps en démence.