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242 BIOGRAPHIE D'HUMBERT II.
résolution. Birel, son confesseur, soutint son âme chancelante et
parvint à l'enflammer d'un zèle religieux plus ardent qu'aupara-
vant. Il reprit l'habit qu'il avait quitté, et voulut faire une pro-
fession publique dans l'Ordre des Dominicains.
Le pape, qui était tout dévoué à la France, prépara Humbert
à prononcer ses vœux. Pour les rendre plus éclatants, le nouvau
roi de France Jean et son fils voulurent être présents et vinrent
à Avignon.
La veille de Noël, frère Humbert fit ses vœux en religion, entre
les mains du pape et reçut en même temps les ordres sacrés.
11 fut fait sous-diacre à la première messe, diacre à la seconde
et prêtre à la troisième. 11 dit sa messe le lendemain de Noël.
Huit jours après, Humbert fut créé par le pape patriarche
d'Alexandrie et prieur du couvent des Frères Prêcheurs de Paris.
Lorsque l'archevêché de Reims vint à vaquer, il fut nommé ad-
ministrateur perpétuel de cet archevêché. Il mourut évoque de
Clermont, en Auvergne, après une courte maladie, le 22 mai 1334.
Il était âgé de quarante-deux ans. Son corps, transporté à Paris,
fut inhumé, suivant son désir, dans le couvent des Frères Prê-
cheurs. Ce prince fut peu regretté de ses sujets; mais il mourut
dans une grande réputation de sainteté. Il laissa deux enfants
naturels : le premier, Amédée de Viennois, chevalier, reçut de
. son père, après son abdication, une rente annuelle de 150 livres,
et une autre par testament de 200 florins d'or. Cet Amédée est
devenu la tige de la maison de Viennois. Le second enfant
d'Humbert fut une fille qui se fit religieuse au monastère de
Salette, et à laquelle il légua une pension viagère de 30 florins
d'or (1).
Alphonse GACOGNE.
(1) Voir pour les preuves FabrietBarillot, de Valbonnais, Choricr, Hist.
du Dauphiné, Lequien (le la Ncufville, etc.