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42 NOTICE SUR M. DE LEZAY-MARNÉSIA. « fruits de la persuasion, et que votre influence personnelle « aura, pour beaucoup, contribué a accroître. « Je vois avec satisfaction s'améliorer la situation agricole « de votre département, et particulièrement celle de la So- « logne. Vous aurez contribué a donner à ce mouvement une « impulsion nouvelle en réorganisant, sur de meilleures « bases, la Société d'agriculture. « J'aime également à constater l'activité que vous avez « imprimée aux grands travaux d'utilité publique, et spé- « cialement a ceux qui avaient pour objet d'établir de nom- « breuses voies de communication. Le département deLoir- « et-Cher a maintenant peu de choses à envier a cet égard « a ceux qui l'avoisinent. Vous avez raison de dire qu'il a « changé de face. « Le ministre de l'Intérieur, « DUCHATEL. » Cependant, les marques flatteuses de l'estime ministé- rielle ne mettaient pas toujours M. de Lezay à l'abri de la mauvaise humeur des chefs du pouvoir. Une mesure mal expliquée ou mal comprise, une question faite pour éveiller des susceptibilités, venait de temps à autre jeter le trouble dans ses relations avec le ministère. Alors intervenait l'excellent Royer-Collard, toujours sur la brèche lorsqu'il s'agissait de justifier ou de défendre son ami. A la voix persuasive du Nestor de la Chambre, tous les nuages se dissipaient. Ce fut dans ce flux et reflux de faveurs et de disgrâces, dont ne se doutent guère les personnes étrangères aux fonc- tions publiques, qu'il atteignit 1846. L'inondation de la vallée de la Loire lui fournit alors une nouvelle occasion de montrer le zèle et le dévoûment donf