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290                 NOTICE HISTORTOJUJÏ

accords, et qui s'est aussi fait entendre. Nous
avons pu retenir ces deux couplets :

      Pille du ciel, aimable liberté,
      A nos chansons viens présider encore :
      Nous célébrons la gloire, la beauté,
      Et tous ces biens que la jeunesse adore.
      Moi, dans ces vers, des fourbes, des tyrans,
      Je veux flétrir la mémoire funeste.
      Muses, chantez, la liberté nous reste,
      Demain, peut-être, il ne sera plus temps.


      Quand tous les arts, enfantés par la paix,
      Semblaient choisir la France pour patrie.
      Nous consolant par de plus doux succès,
      La liberté se montra leur amie.
      Filles du Pinde, un glorieux encens,
      A parmi nous fixé votre présence,
      Béranger chante, on chante encore en France,
      Demain, peut-être, il ne sera plus temps. »


   De part et d'autre , les promoteurs comme les
adversaires du projet de loi se méprenaient gran-
dement sur sa portée, erreur d'honnêtes gens de
chaque côté. Nous savons aujourd'hui, par ex-
périence, que la liberté de la presse est indisci-
plinable et qu'il est moins difficile de la sup-
primer que de la réglementer. Les tyrans et les
fourbes dont paillait notre confrère étaient de
bonne composition, et leur campagne liberticide
ne devait pas empêcher leurs victimes de se
plaindre. Or, en matière d'opinion, si la plainte