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;î'(.2                    BULLETIN       BIBLIOGRAPHIQUE.

institutions, les idées différaient complètement de celles qui dominent dans
ic société actuelle.
   « Il paraîtra peut-être à quelques lecteurs que l'auteur s'est trop étendu
sur les premières tentatives du proteslanlisme pour obtenir la liberté de son
culte. L'auteur ne le pense p a s : la France de Clovis n'avait jamais soulferl
que l'hérésie vînt élever des autels à côté de ceux de sa religion. Le protes-
tantisme le premier a arraché au pouvoir celte faveur, les armes à la main.
Gel événement a amené dans nos institutions un bouleversement complet ;
ou l'a considéré comme le faille plus important et le plus fécond des temps
modernes. On a donc dû suivre le protestantisme dans ses voies détournées,
comme dans sa révolte ouverte, et montrer par quels moyens il a acquis parmi
nous le droit de cité. Qu'on ne croie pas cependant q u e le protestantisme ait
lait oublier au nouveau continuateur les autres faits relatifs à l'histoire de
l'Eglise. Il n'a donné à cet événement plus d'espace que parce q u e , comme
autrefois l'arianisme, il absorbait tous les autres, et préoccupait tous les esprits
dans la société, dans les chaires, dans les écoles, dans les tribunaux, dans le
gouvernement 11 lui importail d'ailleurs d'étudier et de faire connaître le génie
de celte hérésie dans ses premiers attentats, afin de ne pas l'avoir à présenter
sans cesse sous la même face, el de se ménager pour la suite une marche
plus libre el plus rapide. Aussi ne bornera-t-il aucun des volumes suivants,
qui d'ailleurs ne se feront pas attendre longtemps, à un espace aussi restreint
que celui qu'il publie aujourd'hui. »
   M. l'abbé Lyonnet a publié un premier volume d'une Histoire de Mgr.
d'Âviaii, ancien archevêque de Bordeaux ; le 2 e volume va p a r a î t r e ; nous
parlerons alors de cet ouvrage.
                                                         F.-Z.   COLLOIIBET.




         PdÈMES ET 1U1T.ESSIONS POÉTIQUES, PAU JULES C.ANONGE; P A R I S ,   1847.




  Ce 'livre est la reproduction très-augmentée el sur quelques points épurés
d'un recueil de poésies déjà publié depuis plusieurs années. Favorablement
accueilli par le public et par la critique, M. J. Canonge, loin de s'enorgueillir
de ce succès, n'y a vu qu'un encouragement               à de nouveaux efforts pour
donner à son œuvre une perfection            nouvelle. Hâtons nous de dire qu'il a
complètement réussi. Cet exemple, si rare de nosjours, d'un poète qui revient
sur ses inspirations premières, qui revoit et corrige ses vers, qui tend sans