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Aussi Sully > le digne ministre du bon Henri IV, appelait-il
Lyon : la porte dorée de la France,
L'histoire de cette ville présente à chaque page une va-
riété de faits dignes de fixer l'attention des archéologues.
Son sol est riche en souvenirs intéressants; l'antiquaire y ren-
contre à chaque pas les restes des monuments élevés par les
Romains, des inscriptions nombreuses, des autels, des tom-
beaux, des monnaies, des médailles. Le chrétien ne peut,
sans attendrissement, parcourir ses annales du premier âge ,
qui lui rappellent que Lyon fut le berceau de la religion du
Christ dans les Gaules. Il lira l'histoire si touchante et si tra-
gique des premiers martyrs qui scellèrent de leur sang la vé-
rité de l'évangile. L'Hôtel-Dieu consacre la mémoire des rois
Bourguignons que l'on qualifiait de barbares. Les vieux murs
du cloître de Saint-Jean^ le rocher de Pierre-Scise et les
tours ruinées de Saint-Cyr, de Francheville, etc., sont encore
les témoins de l'aneienne féodalité épiscopale et l'emblème de
sa destruction.
Enfin l'économiste et le philosophe y suivent avec intérêt les
progrès du commerce et de l'industrie qui ont rendu celle yille
si florissante.
C'est sous ce dernier point de vue que nous allons consi-
dérer l'histoire de Lyon. Nous tracerons le tableau de l'origine
«les progrès et de l'état actuel de son commerce. Pour y par-
venir, nous avons fait de longues recherches> Strabon, qui
était contemporain de Planeus, et qui écrivit sa géographie
sous le règne de Tibère, nous a fourni de précieux documents
sur les premiers temps de notre histoire. Clitophon, Dion,
César, Diodore., Florus, Pline l'ancien, Ptolomée et Plutar-
que ne nous ont été pas moins utiles. Nous avons compulsé
les annales du moyen-âge et les écrivains des XVI, XVII et
XVIIIe siècles et des temps modernes, qui ont traité de l'his-
toire de Lyou. C'est aujourd'hui le fruit de nos travaux et de
nos études sur ce sujet que nous offrons au public qu'il inté-
ressera sans doute.