page suivante »
154 NOTES DE L'ABBÉ RANCHON de la récolte. Les vins ne se vendent que 12 livres l'ânée, le bled 5 livres le bichet, par les soins et bontés de M. Turgot, contrôleur général des finances, qui coinjoin- tement avec le roi travaillent à soulager les peuples et rendre les bleds libres et à bas prix. L'hiver de 1776 a été des plus rigoureux. Le procès au sujet du jardin de la cure est actuellement aux requêtes du Palais à Paris. Il n'a pu être décidé à Lion. 1776 M. Gille Durand Forizier, vicaire. Le mois de février 1776 a été pluvieux au point que les rivières sont débordées jusqu'à ce jour (17 mars), de façon qu'on ne peut passer depuis un mois au plan de Vaize, ni à cheval ni en voiture. 1777 Il y a eu petite récolte de vin qui se vend 20 livres l'ânée, le bled est monté à 6 livres le bichet, le beurre vaut 14 sols la livre et toutes les denrées sont très chères. Les habitants attendent avec impatience la décision du procès qu'ils ont avec MM. les bourgeois à la cour des aides de Paris au sujet des tailles. Mgr l'archevêque de Montazet ayant gagné son procès contre MM. les comtes de Lion, les a forcés de prendre la nouvelle liturgie ; ainsi nouveaux livres de chant, missels, bréviaires, etc. (3). (3) Le débat dura dix ans. Les chanoines firent à l'archevêque une opposition ardente pour maintenir la liturgie en vigueur à son ave-