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324             NOTES DE LABBÉ RANCHON

peuvent et ne doivent point exiger des rétributions de leurs
fonctions dans les paroisses, ce qui sera exécuté avec
plaisir.
   Du 20 mars 1791, je dis que l'hiver dernier n'a pas été
rigoureux, que la récolte en blé et vins de l'an 1790 n'a pas
été bonne.
   Le commerce à Lyon a été très bon ; les ouvriers dans
tous les genres ont travaillé et travaillent jusqu'à ce jour,
28 août 179 r. La cherté des soies fait craindre que les
fabriques ne cessent leurs opérations et que l'hiver prochain
ne soit rude de toutes manières. Les chaleurs excessives
ont desséché la terre depuis deux mois. La Saône est sans
eau. On la passe à pied sec depuis S'Rambert jusqu'à l'isle.
    On ne voit point d'argent ; ceux qui en ont gagnent
dix-huit pour cent en l'échangeant contre des assignats. Le
 traitement des fonctionnaires publics s'exécute lentement.
 Le curé de S' Cir n'a pas encore pu se régler avec
Messieurs du district.
    Plusieurs curés du voisinage, curé de Collonges, Ecully,
 Chasselay, et autres comme réfractaires, ont été renvoyés et
remplacés. Les troubles régnent partout ; il est à souhaiter
 que la constitution ait lieu; par là, les campagnes seront
 allégées ; chacun payera les impôts au prorata de ses
 possessions.
                                      L'abbé   DUPLAIN.



                            FIN