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BERENGER DE LA TOUR 47 W. Martin, et 300 francs à celle de Brunet. Un exemplaire, coté 200 francs dans le Bulletin du Bouquiniste, de novembre 1890, a été aussitôt demandé par M. Albert Cohn, libraire à Berlin. Enfin Y Amie Rustique, toujours du même auteur, imprimé par Robert Granjon, en 1558, s'est vendu 265 francs à la vente du baron Pichon et revendu 356 francs à celle de Potier. Quel est donc l'auteur de ces petits volumes, devenus tellement rares, qu'on se les dispute à coups de billets de banque ? C'est Bérenger de la Tour, d'Aubenas. Nous avons déjà consacré une notice de quelques pages à ce poète du seizième siècle, dans notre Histoire des poètes du Vivarais, en 1876, mais, faute de documents authen- tiques et sur la foi des Notes (manuscrites) de M. Henri Deydier, nous avons publié bien des erreurs. Ayant eu, grâce à l'extrême obligeance de M. Raymond de Gigord (un autre chercheur ardéchois), la bonne fortune de pouvoir compulser les papiers de famille de Bérenger de la Tour, qui se trouvent au château de Rocher, nous avons tenu à redresser nos erreurs et à publier une étude aussi complète que possible, en donnant, sur notre poète albe- nassien, tant sur sa personnalité que sur ses œuvres, une foule de détails inconnus aux biographes.