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230 BERENGER DE LA TOUR A SUZANNE DE L'ESTRANGE, DAMOYSELLE (3). De l'an nouveau le premier jour induict Estrener celle où l'amour est ancrée, Et de sa part un chacun se récrée Lui présenter ce qui lui plait et duict Pour les amants ceci fut introduict Afin que mieux on célèbre l'entrée De l'an. Or n'ayant rien pour donner, dont me muict, N'ayant en mains chose encore préparée, Donner vous veux, Nimphe, si vous agrée, Un beau mari pour la première nuict De l'an. Voici encore quelques vers adressés à un personnage dis- tingué de Viviers : A PERRINET DES ALBERTZ, Docte musicien (4). Pour rendre aux hommes appaisée La fureur des mauvais espritz, La Musique est sur tout prisée, Sur tout on lui donne le pris : Perrinet (qui l'art as appris) 1 (3) Suzanne de Lestrange était une nièce de l'évêque d'Alet. Elle épousa, en 1553, Antoine de Vogué, et eu 1559, Jean de Montcalm, seigneur de Montclus. Sa sœur, Hélène de Lestrange, se maria, le 24 mars 1563, avec Claude de Naves. (Note de M. L. de Montravel.) (4) Messire Perrinet Desaubers (ou des Albertz), était chanoine, sacristain et vicaire en l'église cathédrale de Viviers. D'après une pièce de vers de son neveu Jacques de Romieu, messire Perrinet était poète, musicien, arithméticien, orateur, bref un homme de grand savoir,