Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
page suivante »
328                         BIBLIOGRAPHIE

sèment sans voiler d'une phrase banale ou spirituelle, comme pour
l'escamoter, la scène à faire.
   Lorsque l'on écrit comme Gabriel Gerin, c'est-à-dire en respectant
la logique des événements, les chapitres s'imposent, et il est des cas où
la décence des « plusieurs points » fait une tache à l'œuvre. En tout cas,
les passages incriminés sont traités comme le reste, d'une manière
alerte et sobre, et ce sont eux peut-être qui donnent à l'œuvre cette
belle allure de sincérité, c'est-à-dire de probité littéraire.
   Quoi qu'il en soit, il y a bien longtemps que nous n'avions lu un
roman aussi excellent écrit par un lyonnais habitant Lyon.

                                                 Tony MARGNOLE.




NOTICE SUR SAINT-CYR-AU-MONT-D'OR, par l'abbé L. DUPLAIN,
    vicaire à Saint-Cyr, in-8° de 74 pp., figures, blasons et plans.



 « Le Mont-d'Or, en assiette belle, bonne et fertile, est communé-
ment estimé la plus belle et délectable montaigne de France. »
 Ainsi s'exprime Nicolas de Nicolay, dans sa Description de Lyon, en
1573-
   Or, parmi les pittoresques villages qui sont venus s'abriter sur les
flancs de la montagne lyonnaise, Saint-Cyr est un des plus heureu-
sement situés. Il occupe toute la croupe méridionale de la petite chaîne,
dont le Mont-Cindre est le dernier sommet. De ses maisons répandues
en amphithéâtre, la vue embrasse au levant le plateau de Cuire,
Caluire, la Croix-Rousse, avec les Alpes comme fond de tableau ; au
midi, le cours de la Saône, Vaise et la colline de Fourvières, et au
couchant la riante campagne qui s'étend entre le Mont-d'Or et les
montagnes du Lyonnais.
   Séduit par ce spectacle enchanteur, M. l'abbé Duplain, qui a voué
un véritable culte à Saint-Cyr, a entrepris la monographie de ce joli