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                 NOTES DE L'ABBÉ RANCHON                    151

   2™ recteur : André Gayet fils.
   Pierre Beney et Lambert Deflarges, receveurs des biens
des pauvres.
   L'an 1771, le roi a établi une chambre souveraine de
justice dans la ville de Lion et a exilé son Parlement de
Paris.
   Les vins n'ont pas été abondants et se vendent à la foire
des Rois 22 livres couramment, parce que les vins sont
rares et que la petite récolte faite dans le Beaujolais a été
enlevée par MM. les Parisiens.
   Les entrées à Lion viennent d'augmenter et se payent
10 livres et quelques sols par ânée ; aussi une augmentation
de droits royaux.
   L'an 1771, le roi a créé à Lion une Chambre souveraine
qui juge en dernier ressort les causes des différends parti-
culiers ; on a craint d'abord que le Roi ne supprime cette
cour, mais au grand désir d'un chacun, il y a apparence
que cette Chambre subsistera. M. l'intendant de la ville et
généralité de Lion est premier président, qui remplit digne-
ment cette place. En 1770 et 1771, la récolte des bleds a
été si petite, que tous les greniers de la Bourgogne, mère
nourricière des Lyonnais étaient vides. Les blés se vendaient
à raison de 9 livres 10 deniers le bichet. La Bourgogne, le
Charolais, le Dauphiné, le Baujolois et le Forest, tiraient
leurs blés de Lyon. On craignait une disette, qui aurait eu
lieu sans les sages précautions du Consulat de Lion.
   La Providence avait suscité à Lyon pour échevin en
 1770 et 71 un second Joseph, savoir M. Chirat, négociant
à Lion, homme d'un mérite distingué, qui par ses corres-
pondances et son désintéressement, a procuré des blés à la
ville de Lion à bas prix, c'est-à-dire qu'il a fait remonter par
le Rhône des millions d'ânées de beau bled, venant des