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                      ANTONIN BONNEL                      4O I

1838, au Lycée de Lyon, où il suivit le cours de philo-
sophie de M. l'abbé Noirot.
   Admis à l'Ecole normale supérieure, en 1839, il débuta
dans l'enseignement, comme professeur au collège de Saint-
Etienne, en 1842, avant d'aller enseigner la rhétorique au
lycée de Dijon.
   Après avoir été reçu docteur es lettres, en Sorbonne,
en 1850, M. Bonnel fut nommé au Lycée de Lyon, où
pendant trente-quatre ans, il enseigna successivement la
troisième, la seconde et la rhétorique.
   M. Bonnel était non seulement un lettré délicat et d'un
haut mérite ; il se distinguait aussi par ses vues larges et
élevées ; il fit ainsi partie du petit groupe de professeurs de
l'Université, qui organisèrent des cours publics pour les
jeunes filles, au Palais Saint-Pierre, pendant les quatre
années qui précédèrent la création du Lycée de filles.
   En 1884, M. Bonnel, indigné de la suppression du
jury mixte, quitta l'Université de l'Etat pour entrer à l'Uni-
versité catholique, à laquelle il a apporté un concours
dévoué pendant dix ans.
   M. Bonnel était officier d'instruction publique et cheva-
lier de la Légion d'honneur. Il était membre de la Société
d'éducation, dont il a présidé les travaux pendant plusieurs
années, avec une grande distinction.
   Ses funérailles ont eu lieu, à l'église d'Ainay, le dimanche
11 novembre, au milieu d'un grand concours d'assistants.
Mais il était, avant tout, un chrétien modeste, et, d'après
ses désirs, aucun discours n'a été prononcé sur sa tombe.
   Nous donnons ci-après, la liste des publications qui lui
sont dues et qui constituent, sans exception, des Å“uvres
sérieuses et dignes de la plus haute estime.