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officiers de la flotte russe, ont amené l'auteur à rechercher et à décou-
vrir dans les Archives du ministère des affaires étrangères, tous les
rapports adressés au gouvernement d'alors par le prévôt des mar-
chands de Lyon, Fay de Sathonnay, au sujet de la réception faite au
grand-duc de Russie, Paul Petrowitz, qui devait régner plus tard, sous
le nom de Paul I er , et Maria Fedoruna, comtesse de Wurtemberg, son
épouse, qui vinrent à Lyon en 1782, où ils séjournèrent plusieurs
jours, sous le titre de comte et comtesse du Nord. Les particularités de
cette réception, rapprochées de celles dont nous avons été les témoins,
au inois d'octobre dernier, témoignent que l'histoire se répète quel-
quefois, et que, depuis Pierre-le-Grand, les relations les plus étroites
n'avaient cessé de régner, entre la France et la Russie, pendant tout le
cours du xvm e siècle. (V. ce mémoire dans la Revue du Lyonnais, de
juillet 1894.)

   Séance du 31 Juillet 181)4. — Présidence de M. Valson. — Lettre de
M. Charles, recteur de l'Académie, annonçant que l'inauguration de la
statue de Claude Bernard aura lieu, le 28 octobre prochain, dans les
bâtiments de la Faculté de Médecine, et invitant l'Académie, dont
Claude Bernard était membre associé, à se faire représenter à cette
cérémonie. A la suite de diverses observations, il est décidé que M. le
Président sera chargé de prononcer à cette inauguration, quelques
paroles au nom de l'Académie et qu'il sera assisté des membres du
bureau. — Sur la proposition de M. Pariset, l'Académie décide qu'une
médaille du prix Lebrun sera décernée à M. Brondel, pour son métier
de tulle. — M. Rcugier fait observer à la Compagnie, qui lui donne
son entière approbation, le rang distingué qu'occupe à l'Exposition des
Arts religieux, M. Armand-Calliat, membre de l'Académie. — M. Ber-
lioux présente un tableau fort intéressant des villes ruinées, découvertes
récemment dans l'Afrique méridionale, près du Zambèze. Ces ruines
ont été retrouvées sur des plateaux, où abondent des gisements auri-
fères. Il signale particulièrement l'ancienne ville de Zimbabwe, ancienne
résidence royale, située à vingt kilomètres du fort Victoria, dans le
voisinage d'une importante exploitation des mines d'or. La ville haute
était située sur un rocher, comparable au Mont-Saint-Michel ; la ville
basse était entourée d'un mur d'enceinte, dont les portes ont été murées,
ce qui s'explique probablement parce que tous les habitants se sont
enfuis à la suite d'une invasion. Toutes les constructions qu'on y a

   N° 3. — Septembre 1894                                        17