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                             QUINCARNON                            825
n'ayant été épargnée, on espère que ce làbor improbus
donnera pleine satisfaction aux amis des anciens histo-
riens de notre bonne cité.
   Antoine Malo, d'origine normande (1), vint se fixer à
Lyon, au temps des troubles et des guerres civiles ; il y
avait acquis le droit de bourgeoisie par un séjour d'au
moins dix années, stage exigé des nouveaux venus avant
de leur confier des droits de vote réservés aux natifs (2),
lorsqu'il fut appelé à l'élection des conseillers de ville,
en 1587 et 1590, comme maître ou syndic de la corpo-
ration importante des épiciers et, aux élections de 1603,
1606 et 1610, comme maître pour la corporation des
canabassiers ou marchands toiliers (3). Ses services hos-
pitaliers de recteur de l'Aumône-générale, en 1589 et
de recteur de l'Hôtel-Dieu, en 1604, son office de rece-
veur de la douane, son attachement à la religion catholi-
que, et sans doute une éducation au-dessus du vulgaire,
lui firent obtenir la charge d'échevin (côté du Rhône)
pour les années 1613 et 1614. En cette qualité, il eut sous
sa direction le service de la voirie municipale et le con-
trôle des deniers de la ville (4). Elu de nouveau recteur



   (1) Une famille Malo, de Sery, était venue se fixer à Paris pendant
le XVIIe siècle. Ses armoiries : d'axur au chevron d'or, accompagné
de deux roses et d'un croissant d'argent, sont entièrement différente»
de celles des Malo de Lyon. (Lachenaye : Dict- de la noblesse ; Armo-
riai général de France). Voir ci-après le blason et l'origine constatés
par une inscription reproduit*.
   (2) La naissance dans l'enceinte de la ville, les dix. ans de stage
ne suffisaient point à l'exercice des droits d'élection . Les conditions
de solvabilité, de moralité, de religion étaient plus impérieuses.
   (3) Arch. municip. B B. Syndicats.
   (4) Arch. municip. B B. 150. Sa signature ; Uallo, se trouve plu-
sieurs fois sur ce registre.