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POÉSIE 423 C'est; que l'homme est aussi l'exilé qui réclame Les suaves douceurs du foyer paternel ! Le monde d'ici-bas c'est l'exil, et notre à me Rêve au pays natal qui se nomme le ciel ! Mais quand pour retourner en la terre qu'il aime Ce malheureux proscrit foule un sol étranger, Ce sol qu'il maudissait, oh! ce n'est plus le même. Car le riant espoir est venu le changer. Il trouve du bonheur semé sur son passage, Le ciel lui semble pur et les sentiers unis Ce sol, pour lui n'est plus la terre d'esclavage ; C'est surtout maintenant le chemin du pays ! Et la vie est aussi cette route sacrée Qui doit conduire un jour vers le port bienheureux, Voilà pourquoi, Seigneur, parfois elle est dorée De reflets éclatants, de rayons lumineux ! Tout ne peut ici-bas être mélancolie, Chagrins, déceptions, et calice de fiel, Puisque ce sol d'exil précède la patrie, Et que nous voyageons sur le chemin du ciel. ALIX DE BÊKANOEON.