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                      FAMILLES LYONNAISES                      77

    On trouve quelques lignes sur cette famille dans les Mélan-
ges historiques, satiriques et anecdotiques de M. de Bois-
Jourdain. — Paris, 1807, tome II. D'après plusieurs traits,
il semble que l'auteur a dû connaître M. Michon et les tenir
de lui ; ils sont conformes à ce que nous avons dit des OUivier
d'après le Chroniqueur lyonnais.
    « La charge de receveur général du clergé fut changée en
1785, en celle d'intendant des affaires du clergé, et elle fiu
donnée à M. OUivier de Sénozan            Il était fils d'Ollivier,
originaire du Languedoc, entre Nîmes et Montpellier, qui
est venu à Lyon portant une balle de toile sur son dos. Il fit
connaissance avec une marchande de dentelles, nommée
madame La Raison, qui allait aussi vendre dans les maisons •
Ils se marièrent ensemble et se mirent en boutique à Lyon >
dans la rue des Enfants qui pissent. »
    Selon l'auteur que nous citons, il abjura le calvinisme pour
entrer dans l'Administration des hospices. Sa femme ne vou-
lut pas l'imiter et, tout en consentant à la conversion de son
fils et de deux filles, elle se réserva sa troisième fille pour
l'instruire dans sa religion ; ce fut par le crédit de M. Perri-
chou qu'il fut nommé administrateur de l'Hôtel-Dieu.M. Per-
richon, secrétaire delà ville, avait un de ses neveux garçon
de boutique chez OUivier.
    Bientôt il fit enlever sa troisième fille et la fit mettre au
couvent avec ses sœurs. Une d'elles épousa un fils de Per-
richon, secrétaire de la ville ; ici se place une anecdote
graveleuse que nous supprimons. Les deux filles de M. Per-
richon épousèrent M. Boisse, capitaine de cavalerie, et
M. de La Frasse de Senas, conseiller à la Cour des Monnaies.
    La deuxième fille d'Ollivier épousa M. Bouilloud de La Roche
et la troisième mourut novice aux Ursulines.
    Le fils OUivier, élevé chez les Jésuites de Lyon, avait l'es-
prit très-épais et ne put aller qu'en troisième. Son père le
 mit chez le sieurPeysson, marchand de toile en gros; enfin,
 il l'envoya à Paris. Après avoir gagné une grande fortune
 dans l'emploi de trésorier des troupes à Lyon et d'une