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142 VIEUX CHATEAUX DU LYONNAIS Tout cela ne l'empêcha pas, lorsque son neveu Etienne d'Albon fut mort quelques années après, sans postérho (1370), et qu'il eut hérité de ce dernier de la seigneurie de •Châtiilon, d'intenter un nouveau procès à Guillaume d'Al- bon, seigneur de Saint-Forgeux, auquel il réclama à la fois la reddition du compte de tutelle d'Etienne d'Albon, due par son père Henri, et la représentation des bijoux et effets mobiliers ayant appartenu à son neveu. La réponse de Guillaume était facile : L'éducation d'E- tienne d'Albon, les procès intentés par Thibaud tant à son neveu qu'à sa mère Marguerite d'Oingt et les fortes gar- nisons, que le tuteur de ce dernier avait été obligé de tenir à Châtiilon, avaient absorbé tous les revenus de son jeune pupille. Enfin , quant aux bijoux que réclamait Thibaud, ne savait-il pas qu'il les avait enlevés en s'emparant do vive force du château de Châtiilon ? Un procès ruineux et interminable, comme on les faisait à cette époque, allait s'engager, quand l'intervention de leur parent Humbert d'Albon, seigneur de Pollionay, amena une transaction par laquelle les deux parties se tinrent mutuellement quittes de leurs prétentions réciproques. Ce fut ainsi que Thibaud entra en possession paisible de Châtiilon. Depuis cette époque, l'histoiren'en fait aucune mention. Il mourut à Lyon, en 1399. Comme son frère Jean d'Albon, Thibaud avait passé la plus grande partie de sa vie au service du roi, dans nos guerres contre les Anglais. Aussi les corps ecclésiastiques et tous les fonctionnaires de l'ordre civil s'empressèrent-ils d'honorer les funérailles du vaillant chevalier. Thibaud-fut inhumé dans l'église des Jacobins où les d'Albon avaient leur sépulture. »Sa tombe, sur laquelle il était représenté tête nue et armé de toutes pièces, existait encore dans cette église du temps du La- boureur (1). Thibaud d'Albon paraît avoir, épousé une femme de la (1) Mnzures de l'Iule Barbe, p. 182 et s.