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HO VIIÎUX CHATEAUX DU LYONNAIS. Saint-Germain, fille d'Artaud de Saint-Germain, seigneur de Montrond en Forez, qui lui donna quatre enfants, savoir : 1° Jean, seigneur de Châtillon, qui suit ; 2°Thibaud, qui hérita plus tard de cette terre, après la mort de son neveu ; 3° Etienne, cbamarier de Savigny et prieur de Mor- nant, qui vivait en 1369; 4° Jacquette, religieuse à l'ab- baye de Saint-Pierre (1). Jean d'Albon, fils aîné d'Etienne d'Albon, hérita de son père des seigneuries de Châtillon d'Azergues et de Bagnols. Ce seigneur de Châtillon fut l'un des plus fidèles serviteurs de la royauté dans les guerres que Philippe de Valois sou- tint contre les Anglais. Toute sa vie se passa au milieu des camps, et il ne revint dans ses foyers que lorsqu'il fut devenu vieux et infirme. Ce fut alors que Jean de Ma- rigny, évêque de Beauvais, lieutenant du roi au pays de Saintonge, lui accorda, au nom du prince, une-pension de douze deniers par jour, à prendre à Toulouse sur le trésor royal, sous son bon plaisir toutefois et pour autant de temps qu'il plairait à Sa Majesté. Cette faveur, portent les lettres-patentes du roi, du 20 février 1341, lui était accordée comme une juste récompense des services qu'il avait ren- dus à l'Etat, ainsi que ses frères et tous les membres de sa famille (2). Une pension qui se réduisait à 18 livres par an, nous paraît bien modique. Mais si l'on songe à la dépréciation subie par les valeurs monétaires depuis le xrve siècle, on est bientôt convaincu que cette libéralité avait plus d'im- portance qu'elle ne le semble au premier abord. Le Labou- reur, qui écrivait à la fin du xvne siècje, l'avait déjà remar- qué. L'argent était rare à cette époque, dit le vieux chro- niqueur, et l'on faisait beaucoup avec de faibles sommes. Alors, en effet, on pouvait ériger une maison en fief, en y (1) Mïizurcs tle l'Islo Barbe, p. 180. — P. Anselme. Grands officiers de la Couronne. VII, p. à 0 3 et suiv. (2) Mazuics de l'Islo Barbe, p. 180.