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DE LA LANGCE MATERNELLE. 247 gence, diriger leurs penchants, élever leurs pensées, ils en- treront mieux dans les vues de l'auteur, rempliront leur tâ- che d'une manière bien plus utile, et se la rendront bien plus intéressante , que par un attachement trop scrupuleux à la marche qu'il a tracée, par une attention soutenue à faire cheminer de front l'étude de la langue, celle de la religion et la morale. Mais ce qui est de beaucoup le plus essentiel, c'est de prêcher d'exemple, c'est d'exiger des enfants la pratique des vertus qui conviennent à leur âge, de leur donner des ha- bitudes d'ordre, de décence, de soumission ; car c'est bien moins la connaissance de nos devoirs et de leurs motifs qui nous manque, que la volonté et la force de les pratiquer. Et, pour finir par une dernière critique, la maxime sur laquelle s'appuie le R. Père, que Yhomme agit comme il aime, et qu'il aime comme il pense, n'est malheureusement pas aussi juste qu'il a l'air de le croire. L. VAUCHER , Professeur à l'Académie de Genève, ancien principal du Collège.