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                DE PARIS A LA MÉDITERRANÉE.                 207

l'erreur, qui a une facette dorée pour toutes les ambitions
possibles.


   CONSIDÉRATIONS SPÉCIALES SUR LES TRACÉS PROPOSÉS.



                         DÉLIBÉRATION.


   La Commission ;
    Vu les dires consignés à l'enquête, lesquels sont, en grande
 majorité, acquis au projet qui place les embarcadères géné-
raux au cours Napoléon, à Perrache.
    Vu l'article 3, \ IV, du cahier des charges annexé à la loi
 du 16 juillet 1845, qui porte que le chemin de fer de Paris
 à la Méditerranée traversera la ville de Lyon ;
    Vu le mandat à elle déféré de donner son avis sur la tra-
versée de Lyon et des communes suburbaines.
    Par les motifs d'intérêt général ci-dessus exposés :
    Considérant que l'agglomération lyonnaise, en acceptant
cette agglomération comme une seule et même ville, se com-
pose de Lyon, de la Croix-Rousse, de la Guillotière et de
Vaise, communes ayant chacune une administration distincte;
et, entr'elles, les intérêts les plus diamétralement opposés,
 lorsqu'ils ne sont pas rapportés à leur centre de vie;
   Considérant que si l'une d'elles, et particulièrement une
commune suburbaine, était seule traversée par le rail-way
lyonnais, ce serait donner au texte de la loi l'interprétation
la moins logique et la plus étroite ; tandis qu'au contraire, la
solution la plus raisonnable, la plus ample, la plus juste de sa
pensée consisterait à les pénétrer toutes;
    Considérant que tout le flot commercial, tout le mouvement
des affaires, tout le courant de la marchandise et des voya-
geurs allant du nord, du nord-ouest et de l'ouest vers le midi,