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390                 DE LA fiESTAURATIOÃf

   On a été plus heureux dans la restauration générale des
vitraux, entreprise depuis deux ans. Cette restauration était
devenue absolument nécessaire, surtout pour les magnifiques
verrières du chœur qui étaient tombées dans un état dé-
plorable. Cet important travail a été confié à M. Thibaud,
de Clermont, homme dont il serait injuste de ne pas re-
connaître le talent, mais qui, à en juger par ses divers ou-
vrages, parait posséder à un degré incomparablement plus
élevé l'entente de la peinture sur verre du XIVe siècle,
que celle de la même peinture au XIIIe. Il en est tout le
contraire de M. Thevenot, qui vient de restaurer avec beau-
coup de succès les vitres peintes de Saint-Germain l'Auxer-
rois. C'est donc plutôt à ce dernier qu'aurait dû revenir, à
St-Jean, la partie du XIIIe siècle, c'est-à-dire, tout l'abside.
   M. Thibaud s'est cependant tiré de sa tâche avec assez de
bonheur. Toutefois, nous ne savons si, dans la restauration,
certains plombs n'ont pas été étrécis, ou, si, dans les par-
ties renouvelées, on a fait un emploi trop considérable de
verres à teintes claires , ou plutôt enfin, si ce n'est que
la suite inévitable du nettoiement ; il est certain, au total,
que les vitraux des lancettes, ont perdu cet effet sombre
et mystérieux qui en faisait la plus grande poésie. Dans
tous les cas, le retour de cet effet ne serait probablement
qu'une question de temps.
   M. Thibaud doit aussi placer des vitres peintres dans les
hautes fenêtres du chœur qui en sont maintenant dépourvues,
les chanoines de la Primatiale les ayant fait défoncer au
XVIIe siècle, sous prétexte que le chœur ne recevait pas suf-
fisamment de jour.
   C'est à M. Maréchal, de Metz, qui, plusieurs fois, a ob-
tenu de grands succès, quand il s'est agi de la peinture
sur verre telle qu'elle était comprise au XVIe siècle, que
Mgr l'archevêque a confié la restauration de la partie su-