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DE L'ÉGLISE DE SAINT-JEAN. 39i pèrieure des fenêtres de la chapelle Saint-Louis, et la partie moderne, qui a été ajoutée. Quelques critiques, d'ailleurs, qui aient été adressées à ces verrières, on ne peut leur con- tester la possession, au plus haut degré, d'un mérite qui est la condition essentielle de toute belle peinture sur verre, le mérite de la richesse et de l'harmonie des couleurs. Aussi rien ne contribue plus à l'effet magique de cette cha- pelle, merveilleux joyau de l'art gothique, sur le point de se perdre dans l'invasion de la Renaissance ! Nous avons ouï répéter que l'intention de l'administration diocésaine, était, dès que les fonds suffisants seraient réunis de poursuivre la restauration générale des anciens vitraux, et d'en faire placer de modernes dans toutes les chapelles qui malheureusement en sont privées. C'est là , nous le croyons une idée infiniment heureuse, et dont la réalisation aug- menterait certainement beaucoup la puissance d'impression religieuse et poétique de ce monument. Nous recommandons surtout la restauration de la belle rose du transept méri- dional, qui, à moitié défoncée, tombe dans un état de plus en plus déplorable. Les lancettes au dessous des roses des deux transepts pa- raissent exiger des vitraux à compartiments, dans le sys- tème de ceux de l'abside ; les chapelles, au contraire, sont disposées de manière à recevoir des verrières à peu près dans le goût de celles placées à la chapelle Bourbon. Nous remercions Mgr d'avoir fait enlever les tableaux du chœur, quelques uns de ceux des nefs, le dais que, par né- gligence, sans doute, on avait laissé suspendu au dessus du maître-autel, et, surtout, trois des cinq morceaux archi- tectoniques, en bois peint, simulant le marbre vert, et d'un style si exécrable, qui étaient adossés à divers piliers et au fond du chœur. Les deux derniers réclament instamment la même opération.