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ments sur la péripneumonie de l'espèce bovine. Cette maladie confinée
autrefois dans quelques départements du Nord, et un nombre très res-
treint de départements du Midi, a été portée, il n'y a pas longtemps,
dans le Var, par un convoi d'animaux provenant de la Loire, de Saône-
et-Loire et du Rhône. Les mesures très sévères prises, il y a six mois,
n'ont pas réussi à entraver le mal, et les derniers rapports signalent des
étables contaminées, dans l'Allier et dans le Cher. Chargé d'une mission
dans l'Indre, M. Galtier y a coDstaté l'existence de la maladie par un
animal venu du Cher. Un poumon expédié de Meximieux, vers le mois
de septembre, a permis de reconnaître que le département de l'Ain,
bien que la maladie n'y eût pas été encore signalée, n'était pas
indemne et qu'il a été contaminé par un animal venant de la Franche-
Comté et acheté au concours de Bourg.

   Séance du 20 novembre iSçi. — Présidence de M. Galtier, vice-pré-
sident. — M. Galtier donne un compte rendu de son rapport au
Ministre de l'agriculture sur la maladie de la Courade, qui sévit dans le
département de la Haute-Loire. — Chez les habitants de la Haute-
Loire, le mot courade désigne les organes de la poitrine, et la maladie
de la courade est ainsi appelée parce qu'elle affecte les organes de la
respiration d'une façon particulière. Toutefois, c'est bien une maladie
générale, dont les symptômes accusent des troubles divers plus ou
moins nombreux. Elle sévit sur les espèces bovine, ovine, caprine et
porcine, attaquant de préférence les jeunes veaux, les jeunes agneaux et
les jeunes porcs. Elle peut être grave ou bénigne. Grave, elle a une
évolution rapide, et se termine huit ou neuf fois sur dix par la mort
du sujet ; mais prise dès le début elle peut-être conjurée, et si l'on n'en
obtient pas la guérison radicale, on peut du moins la faire passer à l'état
chronique. Le mal de la courade est une maladie septique, dont le
germe a pu être utilisé et cultivé. Sa propagation est due surtout à
l'exiguité et à la mauvaise tenue des étables et du matériel à l'usage des
animaux. Une réforme de la construction et de l'aménagement des
étables s'impose. Ce qui est tout aussi indispensable, c'est d'en enlever
quotidiennement les fumiers et de ne pas abandonner en pleins champs
les cadavres ni les débris des animaux morts, de séparer les animaux
de diverses espèces, d'isoler immédiatement tout animal suspect. On
combat avec succès la courade, d'abord en plaçant le sujet atteint dans
un local bien éclairé et bien aéré, puis en lui administrant de la crème