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                          SOCIETES SAVANTES                            21 I

   Séance du 21 juillet îSgi. — Présidence de M. Morin-Pons. —
Hommages faits à l'Académie : i° Essai de géométrie rationnelle, par
M. J. Bonnel ; 2° Histoire de l'acquisition des terres nobles par les rotu-
riers dans les provinces du Lyonnais, Forez et Beaujolais, du XIIIe an
XVI" siècle, par M. A. Vachez ; 3° Valentin-Smith, sa vie et ses œuvres,
par le même. — M. Morin-Pons donne communication du récit d'un
fait, qui lui a été révélé par l'inventaire des titres de l'ancien marquisat
de Neuville, qui est en sa possession, et se compose de vingt et un
volumes in-folio. L'ancien marquisat de Neuville 'fut légué par l'ar-
chevêque Camille de Neuville au maréchal de Villeroy, des mains
duquel il passa aux Luxembourg. Or, c'est par les soins de la maré-
chale de Luxembourg, morte seulement en 1787, que fut rédigé en
 1778, cet important inventaire, qui renferme l'analyse de tous les
papiers de la terre de Neuville, avec l'indication de faits a^sez
intéressants. Dans le tome VIII e consacré aux procès concernant
cette terre, nous trouvons ainsi la confirmation que le cardinal,
Pierre de Thurey, qu'il ne faut pas confondre avec Philippe de
Tburey, archevêque de Lyon, fut réellement abbé de l'Ile-Barbe. On
y trouve aussi la trace de fréquents débats entre l'abbaye et les habi-
tants de Montanay, au sujet de la dîme des vins. Or, c'est à l'occasion
de l'une de ces contestations, que le 3 octobre 1458, un moine de l'Ile-
Barbe, Jean de Vaugrigneuse, blessa mortellement, dans un moment
d'emportement, un censitaire de l'abbaye, nommé Jean Carron. Une
poursuite criminelle fut ouverte contre Jean de Vaugrigneuse, à raison de
ce fait. Mais bien que l'inventaire donne tous les détails de l'enquête,
à laquelle il fut procédé, aucune pièce ne révèle le résultat de la procé-
dure. Quant à Jean de Vaugrigneuse, on sait, soit par Le Laboureur,
soit par Guichenon, qu'il appartenait à une famille de la Bresse, qui
était originaire du Poitou et fournit deux moines à l'Ile-Barbe.

   Séance du 28 juillet iSy:. — Présidence de M. Morin-Pons. —
M. Humbert Mollière fait une communication sur les vieilles reliures
lyonnaises, à propos de l'étude publiée par M. Vingtrinier sur Maïoli et
sa famille, et provoquée par la découverte d'un volume, dont la reliure
porte la marque et la devise de Maïoli. Ce qui résulte le plus clairement
des recherches faites par l'auteur, c'est que Maïoli était un ami de Jean
Grolier, et que des dons réciproques de livres avaient Heu entre
eux. Mais d'où venait ce Maïoli ? On a cru qu'il était originaire de la