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402              LAMARTINE ET SA FAMILLE.

famille et ses relations intimes avec la maison d'Orléans ;
mais ils ne précisent ni origine ni filiation. Nous tenons,
néanmoins à les rapporter comme un éloquent complé-
ment à la généalogie que nous indiquerons après.
    « Je l'aurais vénérée (la maison d'Orléans), partout
ailleurs que sur son trône : par tradition de famille du
côté de ma mère, je lui devais plus que du respect, je
lui devais de la reconnaissance. Cette auguste maison
avait eu des patronages, des bienveillances, des généro-
sités princières pour ma famille maternelle. La mère de
ma mère était sous-gouvernante de ses enfants, des prin-
ces du sang et de la famille du vénérable duc de Penthièvre.
Leroi Louis-Philippe etsesfrèresavaientété, avantl'époque
de Mme de Genlis, élevés par ma grand'mère ; un de mes
proches parents était son intendant des finances. Après
la Terreur, la duchesse d'Orléans, reléguée en Espagne,
 avait prié ma grand'mère d'aller chercher madame Adé-
 laïde d'Orléans, sa fille, en Suisse, et de la lui ramener
 en Espagne. La mission de confiance avait été remplie.
 Après 1814, ma mère avait retrouvé dans Louis-Philippe
et dan's madame Adélaïde, sa sœur, des souvenirs d'en-
 fance et d'éducation communs, qui les disposaient à toutes
 les bontés pour la fille de leur gouvernante. J'avais l'hon-
 neur d'en être reçu avec distinction dans mon adolescence.
 La protection du prince et de sa sœur ne me fut néan-
moins d'aucun secours, soit dans la carrière littéraire, où
l'on n'est protégé que par son talent, si on en a ; soit dans
la carrière militaire, où je servais, dans les Gardes-Nobles
 de Louis XVIII, une cause très-opposée au parti politique
déjà dessiné du duc d'Orléans ; soit dans la carrière diplo-
matique, où je servis fidèlement la cause de la légitimité
jusqu'à sa chute. D'ailleurs, mon père, le chevalier de
Lamartine, ancien et loyal officier de cavalerie dans le