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390 FRANÇOIS DE BOYERS DE LA VALFENIÈRE.
en la sénéchaussée pour vérifier l'état des anciens et
des nouveaux bâtiments. L'autorisation de contracter
un emprunt de cinquante mille livres, en deux fois, fut
donnée par arrêt du 6 octobre 1663; mais la première
somme fut employée en grande partie avant qu'on eût
emprunté la seconde et encore les sommes consignées
entre les mains d'un marchand solvable n'étaient déli-
vrées qu'au fur et à mesure et sur mandat du substitut
du procureur général.
Les communautés modernes n'ont certainement pas Ã
supporter des formalités et des précautions aussi rigou-
reuses et aussi sages.
Pour ces emprunts on hypothéqua les prieurés de Ve-
nissieux, de Monthieux, Marlieux et Mionnay, et l'abbesse
revendit au prix de 1,000 livres la réserve des eaux de
l'Hôtel de Ville que le Consulat lui avait accordée
en 1658.
Ces difficultés indiquent combien la reconstruction fut
lente. L'aile sur la place des Terreaux ayant été com-
mencée, on s'appliqua aux retours et surtout à celui sur les
rues Saint-Pierre et Clermont, afin de les amener à un
point où l'on pût les habiter et démolir ainsi les maisons
qui entouraient l'église.
La date de 1667 fixée ordinairement pour la construc-
tion du monastère n'est pas plus celle de son commence-
ment que celle de sa terminaison.
En effet, l'on trouve encore des permissions d'aligne-
ment, postérieures à cette date, qui indiquent que l'on
n'avait pas encore fermé le quadrilatère.
Au XVIIe siècle déjà , les permissions n'étaient valables
que pour un an, et lorsqu'on n'en avait pas profité on
était contraint de les faire renouveler.
« Le 14 mars 1679, le Consulat confirme à Mmel'abbesse