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282              LES PREMIÈRES RACES HUMAINES

l'examen de leurs formes a permis au savant naturaliste de
reconnaître qu'elles portent l'empreinte d'une température
analogue à celle qui règne actuellement dans la vallée
d'Andermatt au Saint-Gothard. D'après les calculs de
M. Bourg-uignat, ce climat et cette température correspon-
draient à une antiquité de 7000 à 7500 ans Je suis arrivé
par une autre voie exactement au même résultat chrono-
logique. M. de Ferry a également donné à peu près les
mêmes chiffres. Il me paraît impossible de faire remonter
plus haut dans le passé la fin de l'âge du Eenne dans nos
pays (1).
    Qu'étaient ces peuples mongoloïdes des temps primitifs ?
 D'où venaient-ils ? Est-il possible de les rattacher aux
 familles humaines encore représentées et dont la filiation
 nous est connue ?
    Ce sont là des questions qu'on se pose, mais qu'on est
 loin de pouvoir résoudre d'une façon définitive. Cependant
 on a déjà pu formuler des conclusions provisoires que
 viennent appuyer des probabilités très-sérieuses.
    A ce point de vue, le diagnostic et les travaux de M. le
 docteur Pruner-Bey ont une importance capitale. Je rap-
 pellerai ici ce que j'en ai dit dans un travail antérieur.
    M. Pruner-Bey, assimilant les types humains de l'âge
 du Eenne à ceux que l'on rencontre encore chez les La-
 pons, les Finnois, les Esthoniens, les Basques, certaines
 populations de l'Oural et de l'Amérique du Nord, est con-
 duit à considérer ces races modernes comme les restes, les
 descendants et les témoins de la grande alluvion mongo-

sont : Planorbis Araelini (Bourguignat), voisine du P. Stelmachœtiits ; —
Valvala Arcelini (B