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GRENIERS ET FOURS. 213 grenier de réserve de la ville d'Angers, vaste dépendance de son hôpital ; la grange de Vaulerant, à peu de dis- tance de Louvres, département de Seine-et-Oise, dont la longueur est de soixante-six mètres sur huit mètres de largeur ; la grange dépendante, de la Maladrerie de Saint-Lazare, près deBeauvais, l'un des plus beaux types de ces édifices du xni e siècle, annexés aux nombreuses maisons religieuses. Dans ces temps, des homme soutenus par leur foi profonde et leur solide piété, tout en s'occu- pant de donner des soins aux malades dans ces asiles qu'ils leur ouvraient, trouvaient cependant encore des heures à consacrer aux rudes travaux de l'agriculture. Stimulés par leur charité chrétienne envers les indigents, ils se procuraient ainsi et par leurs seules ressources, les vivres nécessaires pour nourrir les malheureux qu'ils voulaient secourir. Et nous ne parlons ici que de quelques-uns des édifices de cette nature, les plus remarquables par leur impor- tance monumentale (1). Par cette mesure de précaution qui fut fertile pour la France en édifices dont nous pou- vons admirer la grande conception et les riches détails, ces corporations pieuses prévenaient les besoins les plus pressants non-seulement des pauvres, mais encore des populations entières, quand les calamités de la guerre ou de la stérilité venaient affliger soit la France en géné- ral soit quelques-unes de ses provinces. C'est également à ce sage esprit de prévoyance que nous devons d'avoir vu et de voir encore aujourd'hui dans notre ville, un certain nombre de ces vastes greniers si remarquables par leurs dimensions et par leur architec- ture, et qui tous reçoivent une destination analogue à (1) Viollet le Duc, Dielionnaire d'architecture.