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156 SOCIÉTÉ DES AMIS DES ARTS,
mus^e,, étant sûr qu!il en ferai beaucoup d'autres meiL-
leures encore.
L'envoi de M. LÉPAGNEZ est toujours peu nombreux et
semble modeste. Sous cette modestie apparente ae; cache
toujours, quelque protestation, car son amour du.bon et
du vrai est doublé d'une haine irrémédiable du convenu
et du faux. Ses tableaux de fleurs, fins, distingués, ri-
chement colorés, sentent encore 1? ébauche,, mais ont disait:
qu'il lui a suffi: de les faire ainsi, se contentant de; les;
rapprocher- de certains autres et. souriant, malicieuse*
menti à l'idée de; les voir: et de les montrer entre une,
gerbe de M. Bruyas et un bouquet de M, Reignier.
M. Louis CAKEEY produit moins encore, mais quand
l'oeuvre sort de ses mains, elle est. achevée. Il affec-
tionne-, par mille raisons, les natures mortes. Ce genre
spécial, qui, en plus de là justesse de vision et du goût
nécessaires à tous, ne demande qu'une exécution simple
et sûre, magistrale s'il se peut, mathématique et scien-
tifique, mais sans effort d'imagination, sans préoccupa-
tion d'émotions poétiques ou dramatiques, le repose
sans doute, par le travail de la main, des travaux de
son esprit tourmenté par les théories les 'plus diverses et
les- recherches analytiques les plus profondes, car
M: Cà rrey se plaît à expliquer, à conseiller, à enseigner
pour ainsi dire. Sa parole, sympathique et brillante, ne
se lasse pas à émettre des principes sages qu'il perfec-
tionne sans cesse, chaque jour amenant sa part d'imprévu.
Et de même que, pour rendre ses idées, il trouve toujours
le mot vrai, toujours, en peignant, forme ou couleur, son
pinceau frappe juste.
M. VBSiSAYmet, lui, dans, ses tableaux, tout ce qu'il a
dans le cœur et dans l'esprit, toutes.ses émotions de paysa-