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LA 354 REVUE LYONNAISE repose son Effigie de mesme Marbre, couchée et armée à la moderne ; aux deux costez, il y a deux Anges de Marbre blanc, soustenant une table de Marbre noir pour l'Épitaphe. Au plus haut, paroissent les Armoiries de Marbre blanc, avec nombre de trophées; tout cela enrichy de fort belles Cornices, de Moullures, de pointes de diamant, et d'autres pareils ornemens que l'art y a curieusement rappor- tez. » ( i ) Ce tombeau et celui de Claudine de Bérenger existent encore. Ils furent déplacés en 1798, et tous les deux furent transportés à Gap. (2) Lesdiguières mourut le 28 septembre 1626, et le secrétaire du connétable a écrit, dans l'histoire qu'il a laissée de son maître : « Le corps fut porté... à Lesdiguières, dans un sépulchre que dès long- temps il s'y estoit fait dresser par Iacob Richier, excellent sculteur, monument certes digne de la main de l'ouvrier. » (3) L'auteur d'une histoire du baron des Adrets, J.-C. Martin, a dit, en parlant de ce mausolée, que, à Gap, « on peut admirer ce chef- d'œuvre de Jacob Richier, au ciseau duquel on devait le monument de Madame la Connétable. » (4) Avant de parler de ce dernier tombeau, nous devons signaler deux dessins qui sont aujourd'hui dans des mains inconnues, et qui sont probablement des avant-projets du monument du maréchal. Ces deux dessins ont appartenu à feu M. Justin Bonnaire, de Nancy, et l'un d'eux provenait de la collection de M. Noël, de Nancy. M. Bonnaire a décrit le sujet de ces dessins dans une lettre qu'il (1) Videl, Histoire du connestable..., livre XII, chap. xn, page 927. (2) Les deux tombeaux se trouvent à l'hôtel de la préfecture du département des Hautes-Alpes, dans la salle des séances du Conseil général. Un de nos amis, feu Jaubert, qui a bien voulu nous donner le dessin de ces monuments, n'a vu ni signature ni date. On trouvera un dessin du tombeau du connétable dans l'Album du Dauphiné, par Cassien et Debelle, tome II, p. 80. (3) Videl, livre XII, chap. xii, page 927. (4) Histoire militaire et politique de François de Beaumont, baron des Adrets, 1803, page 103.