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468                         LES TOMBEAUX

bre bien restreint d'exemplaires. Ce recueil, qui paraît
avoir été fait de 1525 à 1556, n'est qu'un assemblage de
matériaux précieux pour une histoire de Lyon que Claude
avait le projet d'écrire ; mais il fut malheureusement sur-
pris par la mort avant d'avoir pu mettre en Å“uvre le fruit
des recherches consciencieuses de toute sa vie. Il ne
faut donc pas aller chercher dans ce livre la beauté et
l'élégance de style que l'on remarque dans la requête
adressée à François I er pour solliciter l'établissement
d'un Parlement à Lyon. Ce ne sont là que des notes
écrites au courant de la plume, et l'auteur y mêle indif-
féremment le français au latin, suivant l'expression qui se
présente à sa pensée. Mais il reste à Bellièvre l'honneur
d'avoir réuni le premier les éléments de notre histoire.
Guillaume Paradin ne vint qu'après lui nous donner les
annales de notre cité, et ce qu'il ne faut pas oublier de
mentionner ici, c'est que ce dernier connut le Lugdunum
priscum et qu'il lui fit de nombreux emprunts sans dési-
gner toujours la source où il avait puisé (1).
   Mais ce recueil n'est pas le seul que Claude ait composé
sur notre histoire locale.
    Mentionnons notamment :
    1° Tractatus de hellis et induciïs qnœ fuerunt inter
canonicos S. Joannis Lugduni et canonicos S. Justi ex
unâ parte et cives Lugdunenses ex altéra. C'est un recueil
de divers documents sur les différends qui existèrent si
longtemps au XIII e siècle entre les citoyens de Lyon et
les chanoines de Saint-Jean et de Saint-Just. Le P. Me-
nestrier l'a publié en entier à la suite de son Histoire ci-
vile et consulaire (2).
  (1) Voyez, cependant, p. 6 et 416 des Mémoires sur l'hist, de Lyon de
Paradin.
  (2) Voyez aussi Archives hist. du Rhône, xi, p . 365.