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414           LA PARESSE D ' B N PEINTRE LYONNAIS.

de l'histoire et non du genre. Le moment choisi était la ma-
tinée du jour de l'an. Les etrennes motivèrent un nombre
infini d'objets, un inonde de détails qu'il exécuta, comme
l'atelier du docteur Eynard, avec une prodigieuse puissance
de pinceau et un fini désespérant.
    Cette toile est au château de la Motte, près de Chambéry.
    La vue de cette Å“uvre porta S. A. S. le prince de Cari-
gnan a lui demander un tableau historique représentant les
Députés du concile de Bàle offrant la tiare à Amèdèe VIII,
premier duc de Savoie. Ce vaste sujet, composé de figures
nombreuses, ne fut terminé qu'en 1830. 11 eut le plus grand
succès a la cour de Turin, fut royalement payé, et valut à
l'auteur, outre les compliments de la famille royale et les fé-
licitations des grands, la jalousie des peintres piémontais, ce
 qui mit le comble à sa réputation.
    Quoique M. Trimolet fût, dès cette époque, atteint d'une
maladie de langueur qui ne lui permettait pas un travail de
 longue haleine, il n'en trouva pas moins la force et le temps
 d'exécuter, pendant l'achèvement de ses deux grandes toi-
les, une foule de portraits plus ou moins importants, plus
 ou moins compliqués, à mi-corps ou en pied, presque tous
 avec de nombreux accessoires qui caractérisent les modèles.
 Il n'exposait pas, mais il avait la vogue. Il fuyait l'éclat et le
 bruit, mais les hautes familles de la cité sollicitaient la faveur
 de poser devant lui. Ces toiles, conservées avec soin dans
les galeries particulières, n'ont pas été soumises au juge-
 ment du public et à la critique des journaux; elles ne grandi-
 ront le nom de l'artiste que lorsque le pinceau sera tombé de
 sa main et que l'art aura contemplé avec effroi la perte qu'il
a faite.
    Parmi ces tableaux, les principaux que nous connais-
sions, sont :
Le baron Chapuis de Grevoux, a son bureau.