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122          LA SOCIÉTÉ D ' É T U D E S ITALIENNES

d'aujourd'hui. Impossible de nous faire pénétrer plus à fond
dans les rangs de la société, des écrivains, des peintres et
des artistes contemporains de la Péninsule et de nous
donner, au cours de ces ouvrages, des croquis plus exacts
des sites de ce superbe pays.
   J'ajoute en passant que, dans le consciencieux article
(Revue des Deux-Mondes, I er janvier 1895) consacré au jeune
auteur italien, Gabriele d'Annunzio, dont l'éloge n'est plus
à faire en France, malgré les attaques dirigées contre lui
par des littérateurs jaloux que M. Gaston Deschamps a
si justement qualifiés « d'invendus féroces et grinçant
des dents, dansant la danse du scalp et de l'envie autour
du célèbre auteur du Triomphe de la Mort », M. de Vogue
s'est efforcé de rendre justice à l'harmonie et à la richesse
de la langue italique ainsi qu'à l'art et à l'éloquence parti-
culière des écrivains qu'elle produit.

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   Si j'ai gardé pour la fin de cette nomenclature le nom de
l'éminent M. E. Mûntz c'est en raison de l'importance de son
Å“uvre dont la maestria s'accuse de jour en jour davantage.
Malte-Brun disait jadis : « Etudions avec l'attention dont
elle est digne cette belle langue italienne et les grands écri-
vains qu'elle a donnés. » M. Mûntz n'y a pas manqué : son
Histoire de l'art pendant la Renaissance n'étant autre chose
qu'un résumé et une revue d'ensemble tirés de l'œuvre des
écrivains et des artistes dont la plume, le ciseau, le pinceau
édifièrent, surtout en Italie, d'innombrables chefs-d'œuvre
intellectuels ou esthétiques, respectés dans leur intégrité et
en dépit des fluctuations politiques par le Temps et ses
injures. Jamais, comme en ces pages, auteur n'a fait un