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I56                  LE PRIEURÉ DE BEAULIEU

devaient contribuer à rendre au prieuré une partie de son
ancienne splendeur.
   Françoise de la Mure était fille de François de la Mure,
seigneur de Biénavent et de Changy, et de Jeanne Gayardon
de Grezolles; elle devint prieure de Beaulieu vers 1660 et
on croit que ce fut elle qui communiqua à l'historien du
Forez, le chanoine, Jean-Marie de la Mure, son frère, les
documents dont il se servit pour écrire sa notice, « le dévot
prieuré des dames religieuses de Beaulieu en Roannais. » Fran-
çoise de la Mure prit soin de l'éducation de sa nièce,
Jeanne de la Mure, qui devait un jour lui succéder dans le
gouvernement du monastère.
   Jeanne de la Mure fit d'importantes réparations aux bâti-
ments conventuels et à l'église du prieuré. Elle sacrifia
même dans ce but une partie de sa fortune personnelle.
Elle fut encouragée et aidée dans cette lourde tâche, par
Tabbesse générale de Fontevrault, Jeanne de Bourbon (1),
qui lui envoya « une bonne somme de deniers; ce dont elle
lui fut reconnaissante faisant graver ses armoiries aux
piliers proches l'autel de ladite église (2). »
   En 1674, elle termina un procès intenté au prieuré au
sujet des redevances de Varennes, territoire situé sur les
confins du Beaujolais et du Forez, sur la rive droite de la
Loire.


   (1) D'après la Mure, cette abbesse vint plusieurs fois à Beaulieu, et
appréciait fort les a anciens titres qu'on voit dans cette maison une des
plus anciennes de l'ordre... »
   C. f. « Dévot prieuré de Beaulieu... »
  (2) « Sur la voûte du chœur et en plusieurs autres endroits de ce
monastère se voit un écusson, soutenu d'une crosse aux armes de
Bour-bon, couronné d'une couronne fleurdelysée d'or et entouré de deux
palmes de sinople... » C. f. op. cit...