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                LA SOCIÉTÉ D'ÉTUDES ITALIENNES                     123

étalage mieux ordonné, ni mieux compris de connaissances
variées, de goût, de sens critique (1).
   La masse des faits que cet écrivain a réunis patiemment
et fait défiler sous nos yeux, constitue l'un des plus beaux
travaux de pénétration historico-esthétique, dont on ait pu,
jusqu'à ce jour, feuilleter le vaste agrégat. Et j'adhère plei-
nement à l'appréciation d'un critique disant avec raison :
« 11 serait superflu de louer l'immense érudition du savant
historien qui non seulement a lu tout ce qu'on a pu écrire
avant lui, mais a ajouté au fonds commun par ses vastes
travaux et ses fécondes recherches sur les Arts à la cour des
papes une si riche matière (2) ! » Je ne crains pas pour ma
part d'affirmer qu'un tel ouvrage est définitif.

   L'on peut juger, par ces quelques' noms d'auteurs cités
parmi bien d'autres, leurs Å“uvres me paraissant plus parti-
culièrement typiques, de l'obligation où se trouvent les
lettrés de ne pas délaisser les études italiennes. Je crois
avoir suffisamment indiqué le but et les tendances de la
Société pour revenir encore une fois sur cette question.
Néanmoins, je me permettrai de faire remarquer aux gens
les plus opposés à sa fondation, combien depuis un siècle,
de belles oeuvres ont été composées en France avec l'Italie
pour sujet. D'ailleurs, bien avant le temps où Montaigne
faisait à Rome un voyage dont il nous a laissé le récit inté-
ressant, les lettrés et les artistes français venaient déjà
demander à la terre de beauté les documents inédits, l'ini-
tiation esthétique ou l'inspiration.


   (1) L' Histoire de l'art pendant la Renaissance aura plusieurs volumes :
trois ont déjà paru.
   (2) Les Débats roses, 21 janvier 189$. Article de M. André Michel.