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LE PRIEURÉ DE BEAULIEU EN ROANNAIS 23 cule des « antiquités du dévot Prieuré des dames reli- gieuses de Beaulieu en Roannais de l'ordre de Fonte- vrault » (2), dédié par son auteur, le bon chanoine La Mure « à sérénissime et illustrissime princesse Mme Jeanne Baptiste de France, très puissante et très religieuse abbesse, chef et générale de la royale abbaye et de tout l'ordre sacré de Fontevrauk (3). » I Aux portes de Roanne, avant d'arriver au gracieux village de Riorges, sur la dernière éminence des balmes qui limitent au nord la vallée du Renaison, s'élevait à la fin du siècle dernier, les restes du prieuré de Beaulieu. Il avait été fondé six siècles auparavant par les seigneurs de la maison de Roannais, Chotard, archidiacre de l'église de Lyon (4), Theotard, chamarier de la même église (5), (2) Bibliothèque de la ville de Lyon. F. Coste, n° 3180 (B. 746.) (3) Il est probable que La Mure en écrivant en 1654 « le dévot prieuré de Beaulieu... » céda aux sollicitations de Jeanne de La Mure, alors prieure de ce monastère. (4), Chotard de Roannais était le véritable seigneur de la terre de Montchotard. Après la mort de son frère, il devint chamarier de l'église de Lyon et comme tel fut chargé de la police de la ville et de la garde des clefs du cloître de Saint-Jean. (5) Théotard Oxbod chamarier, puis archidiacre de l'église de Lyon, assista, le 10 mars 1101, à la donation de l'église de Feurs à l'abbaye de Savigny faite par Hugues, archevêque de Lyon. Cartulaire de Savigny, charte 817.