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8o                   UNE NOUVELLE BOUTIQUE

archevêque de Lyon, Amolon, n'eut guère moins à gémir
que son illustre prédécesseur des dommages que la religion
du Christ avait à souffrir du fait des Juifs (13).


donné ses soins, fut accusé de lui avoir fait prendre du poison dans une
potion : Carolus ve.ro febre correptus, pulverem bibit quem sibi nimium
dilectus et credulus medicus stius Judœus noinine Sedechias, transmisit, ut ea
potione a febre liberarelur, insanabili veneno hausto, inter manus portanlium
transito monte Cinisio, perveniens ad locum qui Brios diciiur, misit pro
Richilde qua erat apud Moriennam ut ad eum veniret, sicut et fecit. Et
undecimo diepost venenum hauslum in vilissimo tugurio mortuus est... Des
soldats furent chargés de porter le corps de l'empereur à Saint-Denis
où il avait manifesté le désir d'être inhumé. Mais, bien que le cadavre
eût été embaumé et enfermé dans un tonneau à vin enduit de poix et
recouvert de peau, il s'en dégageait une odeur si fétide que les soldats
n'eurent pas le courage de le porter plus loin que Nantua où ils l'enter-
rèrent cum ipsd tonna dans le monastère occupé par des religieux du
diocèse de Lyon. V. Annales de Saint-Bertin, édit. Dehaisnes, p. 258 et
Cartulaire de Saint-Bertin, p. 126. Lesjdnnales de Saint-Vaast, 1877,
attribuent aussi la mort de Charles le Chauve à ce qu'il avait été
a quoiam Sedechid judao potionatus. « Accident assez ordinaire, observe
Mezerai, aux grands qui se servent de pareilles gens ».
   (13) Lettre d'Amolon, archevêque de Lyon à un évêquedu royaume
de Charles le Chauve. « Plein d'horreur pour l'impiété judaïque, et
voulant soustraire à sa contagion le peuple chrétien dont nous avons
la charge, nous avons proclamé publiquement une fois, une seconde
fois et une troisième fois, que tous les fidèles, pour se conformer aux
lois de l'Eglise, devaient se séparer de la société des Juifs, refuser de
les servir, soit dans notre cité, soit dans les villages et à la campagne,
les laisser faire et se procurer ce qui leur est nécessaire par le moyen
des esclaves païens, éviter enfin toute communauté avec eux dans le
boire et le manger, pour ne contracter aucune souillure. Si j'ai pris ces
mesures sévères afin de détruire jusqu'à la racine un mal invétéré, c'est
que j'ai voulu avec l'aide de Dieu, imiter le bon exemple du pieux
pasteur qui fut mon prédécesseur et mon maître ; car alors un peu de
tranquillité régnait encore dans le royaume, cet homme si approuvé et