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358                 HISTOIRE D'AMPLEPUIS

    La même année 1566, très puissante princesse et dame
Henriette de Clèves, duchesse de Nivernais, femme de
Ludovic de Gonzague, mit en vente les terre, seigneurie,
baronnie d'Amplepuis, ayant titre de première baronnie du
pays de Beaujolais, maison forte, bois de haute futaie, de
fort longue étendue et plusieurs domaines accensés 1.500
livres tournois par an, château de la Goutte, grange et
métairie de Coucy, dépendant de la Goutte, bois des
Folliez, dépendant d'Amplepuis, pré et étang du Breuil,
dépendant de la Goutte. Aucun acquéreur n'offrit alors la
somme qui en était demandée.
    Le 17 novembre 1567, Ludovic de Gonzague, duc de
 Nivernais, comte de Réthelois et d'Auxerre, pair de France,
seigneur baron des terres et seigneuries d'Amplepuis, Thel,
 Ranchal, Thizy et Chevagny-le-Lombard, assises au pays
 de Beaujolais, se trouvant à Lyon, de retour d'un voyage
 en Piémont pour le service du Roi, Jullio Reste, gentil-
 homme milanais, demeurant à Lyon, se présenta devant lui
 et lui offrit la somme de 46.000 livres tournois des terres
 d'Amplepuis, Thel, Ranchal, la Goutte et dépendances,
 payables trois mois après que Mgr le duc de Nivernais et
 Mme la duchesse, sa femme, Henriette de Clèves, auraient
 obtenu arrêt définitif, à leur profit, contre Antoine de
 Choiseul, baron de Lauques; en attendant l'issue de ce
 procès, ledit Reste offrit payer auxdits duc et duchesse
 annuellement à Paris, pour le revenu de ces terres,
 1,500 livres tournois; ce que le duc accepta, pour lui être
 commode, tant parce que la maison et château fort d'Am-
 plepuis était entièrement ruinée et qu'il fallait faire plu-
 sieurs réparations de grande et infinie dépense au château
 de la Goutte pour le rendre habitable, que parce qu'aussi il
 ne tirait pas grand revenu desdites terres. Lesdites terres et