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i88               HISTOIRE D'AMPLEPUIS

Burnichon, manant Claude, son fils avec Antoinette, fille
de Pierre Tholin, habitant de ladite paroisse, et de Marie
Jacqueton, lui donne la propriété et jouissance de tous ses
biens, à la charge de payer ses dettes et legs, de le nourrir
et entretenir à son même pot et feu, et à son décès de faire
célébrer pour le repos de son âme pour 100 livres de messes,
y compris les 3 services ordinaires et les frais de sépulture ;
en cas d'incompatibilité et de séparation, il se réserve la
jouissance d'une chambre, où il y aura une cheminée,
garnie d'ustensilles de ménage suffisants à son usage, de
son lit et de ses habits et linges, avec la pension annuelle et
viagère de 12 bichets de seigle, 20 livres de beurre, 20 de
fromage, une coupe de sel, le bois pour son usage, les
ortailles au jardin, les raves en la ravière et la propriété de
400 livres pour en tester ou disposer à sa volonté, sinon
ladite somme sera partagée entre ses enfants par égales
portions ; il lègue à Jean-Marie Gueydon, son autre fils
200 livres, un métier à toile tout garni et un garde robe à
2 portes ; à ses 2 filles mariées 10 livres, à chacune, outre
leur constitution de mariage ; à ses 4 autres filles non
mariées, à chacune 200 livres, un lit garni de sa coitre et
coussin de bâle, la couverture bureau de païs, les tours et
rideaux droguet de païs, bazin ou cotton, teint de la couleur
qu'elles jugeront à propos, 6 draps toille de ménage, un
garde robe fermant à 2 portes. Ledit Pierre Tholin constitue
àsaditefille Antoinette, future épouse, 600 livres en argent,
un lit garni de sa coitre et coussin de plume, la couver-
tude de Cathalogne, les tours et rideaux droguet de païs
teint en bleu, 8 draps toile de ménage, 8 nappes, 12 ser-
viettes à la Venize, excepté les nappes qui seront en toile
virée, un garde robe noyer, fermant à 2 portes, des habits,
linges et menu trousseau, le tout estimé 400 livres.