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70 UNE NOUVELLE BOUTIQUE toilettes qu'on leur voyait les jours de fête (4). Alors que, paraît-il, aucun Juif ne se convertissait, nombre de faibles âmes, se laissant prendre aux grossiers appâts du prosé- lytisme hébraïque, perdaient les mœurs chrétiennes, ou même, apostasiant ouvertement, délaissaient l'Évangile pour se mettre sous le joug du Talmud. « En se mêlant imprudemment aux banquets charnels des Juifs, elles étaient amenées à célébrer avec eux les banquets spirituels (5). » (4) Saint Agobard. Première lettre à Louis h Débonnaire. « Les Juifs, habiles à mentir à nos chrétiens qui sont simples, se glorifient d'être fort aimés de vous à cause de leurs patriarches ; ils se vantent de paraître avec grand honneur en votre présence ; ils disent que des personnes très excellentes réclament leurs prières et leurs bénédictions, faisant l'aveu qu'elles voudraient bien avoir un auteur de leur loi comme l'auteur de la loi judaïque ; ils disent que vos conseillers sont fort excités contre moi à cause de toutes les prohibitions que je fais aux chrétiens d'acheter leur vin, etc. ; que dans les lois il n'y en a aucune qui ordonne aux chrétiens de s'abstenir de leurs boissons et de leurs viandes. En affirmant tout cela ils montrent des sommes d'argent qu'ils se targuent d'avoir reçues de vos conseillers précisément pour achat de leur vin ; ils montrent des diplômes donnés en votre nom, scellés avec des sceaux d'or et contenant des paroles qui assurément ne peuvent être authentiques ; ils montrent des vêtements magnifiques que des dames de votre famille ou de votre palais leur auraient envoyés comme présents pour leurs épouses. Puis ils rappellent avec emphase la gloire de leurs ancêtres ; ils parlent des synagogues nouvelles que, contraire- ment à la loi, on leur permet de bâtir. Enfin la séduction est arrivée à ce point que nos chrétiens ignorants disent que les Juifs leur prêchent une meilleure doctrine que les prêtres. » (5) Saint Agobard. Lettre écrite à Nébridius, archevêque de Narbonne, pour engager ce prélat à montrer la même vigueur que lui contre les Juifs et à faire adopter la même ligne de conduite aux évêques des diocèses voisins, K Tandis qu'avec toute l'humanité et toute la bénignité dont nous usons à l'égard des Juifs nous ne parvenons pas à ranger un seul d'entre eux sous la vertu spirituelle de notre foi, plusieurs des