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             CHAZAY-D'AZERGUES EN LYONNAIS                  183

de novembre 1368 (11). Cette défaite apporta un peu de
tranquillité à nos pays pendant les cinq années qui sui-
virent.
   En l'année 1369, l'abbé Guillaume d'Oncieu vient
visiter ses ville et chastel de Chazay. Il juge nécessaires de
nouvelles réparations aux murailles et aux tours, ce qui
nous porterait à croire que Chazay avait subi quelque assaut
récent. Il expédie alors à son capitaine châtelain l'ordre
d'obliger les vassaux de la châtellenie à travailler aux forti-
fications de la cité. Un grand nombre repousse ces corvées
si nombreuses et si lourdes.
   L'abbé a recours alors à la sénéchaussée de Lyon pour
forcer à l'obéissance les sujets rebelles de Marcilly, Civrieux,
Lozanne et Morancé. Le procès s'engage, le jugement est
rendu en faveur de l'abbé, 1370, et les tenanciers de ces
bourgs sont contraints d'obéir (12). Cette résistance des
vassaux de la baronnie tend de plus en plus à se prononcer,
on manifestait de toutes parts cette lassitude à soutenir une
guerre sans merci et sans trêve. Cependant l'ennemi mena-
çait toujours, et l'habitant de nos contrées ne devait pas
oublier les services réels que la forteresse de Chazay lui
 avait rendus, en offrant un refuge à sa famille et à ses
 biens. Si les Routiers avaient disparu, on allait avoir affaire
aux Anglais, Bourguignons et Ecorcheurs, bandes aussi
féroces que les précédentes.
   L'abbé Guillaume, ayant ainsi muni notre forteresse de
nouveaux moyens de défense, dota une chapelle de l'an-
cienne église de Saint-Pierre pour qu'on y célébrât chaque



  (11) Guigue. Tard-Venus,-p. 174.
  (12) Arch. du Rhône. Ainay. Invent. Pupil., chart. 281.