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DE LA VILLE DE LYON IOI
L'orientation septenlrio est mise par erreur du côté du
Dauphiné, et, par contre Meridies est placée du côté de Vaise.
Sur le premier plan, à gauche, on remarque le château de
Pierre-Scize et les murailles de la ville, en dessus le clocher
de Fourvière méconnaissable. A droite, les remparts de la
Croix-Rousse et le boulevard Saint-Jean, une chaîne sup-
portée par des bateaux traversant la Saône. Dans le lointain,
on aperçoit les ponts du Change et de la Guillotières. Sosne
fluviius et Rhosmfluvius sont les seules dénominations écrites
sur le plan. Dans un cartouche, Ã gauche, se trouvent les
indications suivantes correspondant aux douze numéros
inscrits sur le plan, à côté des monuments qu'ils désignent :
« i Pierre ancise — 2 Bolvart Sainct Jean — 3 La Gu-
liettiere — 4 Veeze — 5 Forviere — 6 Sainct Jean —
7 Cordeliers — 8 Nostre dame de confort — 9 La platiere
— 10 Celestins— n Sainct Paul— 12 Pais du Delphinat. »
En dessous du cadre « Ex archelypo aliorum delineavil
Georgius Houfnaglius. »
Nous avons dit que le tome cinquième ne portait pas de
date dans le texte, mais nous devons ajouter que cependant
quelques-unes des vues'sont datées. Ainsi celle de Tours
porte : delineavit G. Hofnaglius, anno domini 1561. La
ville de Calais, est datée de 1597; Saintes, de 1560; Gre-
nade, de 1565; le palais royal d'Angleterre, de 1582, etc.
La vue de Lyon ne portant aucune date, il est difficile,
comme on le voit, de pouvoir lui en assigner une avec
quelque certitude. Aussi, c'est par induction que nous
avons choisi celle de 1580, que nous donnons à tout hasard.
Quant au texte qui accompagne la vue d'Hoefnagel, il ne
présente aucun intérêt pour l'histoire de la ville.
J.-J. GRISARD,
{A suivre). Ingénieur topographe.
N° 2. — Février 1890. g