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                CHAZAY-D'AZEKGUES EN LYONNAIS                 i8t

    Le prince de Galles, disait-on, arrivait dans le Lyonnais,
 augmentant ainsi la terreur répandue par l'approche des
routiers.
   Le 5 février 1367, on crut que la ville de Lyon était
prise (5).
   Les jours de terreur reparaissent ; on fuit de toutes parts
dans les forteresses les mieux défendues et dans les grandes
villes.
   L'abbé Guillaume d'Oncieu prend les mêmes mesures
pour les châteaux de l'abbaye, Chazay est l'objet d'une solli-
citude particulière, et Guillaume d'Alix leste chargé de la
défense de notre cité. Ce fut avec sagesse que toutes ces
mesures furent prises, car non seulement des partis anglais
traversaient nos campagnes, mais en janvier 1368, on
apprend la marche des Routiers vers la vallée de la
Saône (6). Le Chapitre de Lyon multiplie ses ordres afin
qu'on se hâte de faire rentrer gens et vivres dans les chas-
tels : « fiant Htterœ capitaneis et castellanis caslrorum quod dili-
genter custodiant et victualia retrahi faciant in eisdem (7) » ;
et de brûler toutes les provisions qu'on ne pourrait mettre
en sûreté (8).
   Arrivés par les montagnes du Beaujolais et du Maçon-
nais, les Routiers étaient sur les bords de la Saône en février
1368. Ils la traversent et tentent de surprendre Thoissey;
mais ils échouent devant la défense courageuse des habi-
tants de cette ville (8 bis). Lyon et la province s'effrayent à

  (5) A. Péricaud. Documents. Almanach 1839, p. 14.
  (6) Guigue. Tard-Venus, p. 169.
  (7) Guigue. Tard-Venus, p. 170. Arch. du Rhône. Act. cap. de
Saint-Jean, 1.1, fol. 79. V°.
  (8) Guigue. Tard-Venus, p. 171.
  (8 bis). Guigue. Tard-Venus, p. 171.
     N° 3. — Mars 1890.                                 2?