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290                RÉUNION DE LYON A LA FRANCE.

chevêque actuel n'a pas prêté ce serment, il n'a pas fait
ce qu'il devait ; et celui-là agit frauduleusement qui
manque à ses obligations (1). »
   Que si l'archevêque a prêté serment, ce n'est pas,
comme il le dit, comme possesseur de la régale d'Autun,
c'est bien comme archevêque.
   Viennent les raisons tirées ds la limite du royaume :
la majeure partie de Lyon étant sur la rive droite du
Rhône, toute la ville est au roi (2).
   Enfin, le roi est en pleine possession de Lyon pour une
dernière raison, c'est qu'il tient ce droit du comte de
Forez qui n'a pu céder au Chapitre que ce qu'il avait
   Chacun de ces paragraphes est assaisonné de textes
de lois (3).
   Les citoyens lyonnais et leurs partisans (nombreux
depuis la défaite de l'archevêque) servirent activement
les officiers du roi dans leurs recherches. Nous les voyons
leur adresser plus d'une indication, leur signaler plus
d'une preuve.

menls. On peut dire qu'il n'est permis d'en tirer aucun argument en
faveur des prétentions royales.
    (1) . . . Et fraudera faeere intelligitur qui non facil quod dedet (sic) ; ut,
hoc probantur ff, de regulis juris, l. qui non facit; et ff. que in frau.
credi. I. im.
   Les citations qu'emprunte Thomas de Pouilly au Digeste sont bien
exactes; mais elles ne prouvent rien dans l'espèce.Thomas suppose admis que
l'archevêque doit prêter serment au roi ; et là-dessus cite les brocards plus
haut rapportés. Nous ne pouvons nous en tenir à l'affirmation de l'agent
royal. Ce qu'il devait prouver, c'était l'obligation pour l'archevêque de ju-
rer fidélité au roi. Il ne l'a pas fait suffisamment, croyons-nous.
   (2) Voir pour plus de détails la note géographique insérée dans la Bibl.
del'Ecolede Charles, 1874, liv. 1-2.
   (3) Arch. mat., Trésor des Ch., i. 269, n° 76. Rapport de Thomas
de Pouilly.