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                      ET DU CANTON DE TRÉVOUX.                               207
 le quai de la ville, et le troisième aigu comme le premier vers
 l'endroit dit de la Croix-Sabot. Cette étymologie peut s'appuyer
 sur l'usage de nos ancêtres de donner, particulièrement aux en-
droits où ils s'établissaient, un nom tiré de la situation na-
turelle des lieux. Les exemples en sont trop communs pour
que nous les citions ici. Rapportons seulement ceux que nous
fournit le territoire de Trévoux. Montluede, Mons Alaudœ, mont
de l'alouette ; le Roquet, petit roc ; Chante-Grillet, Chante-Per-
drix, etc. Plusieurs villes et villages de France qui portent un
nom presque semblable à celui de Trévoux, le nom de la Voulte,
le tirent des coudes qu'y forment les rivières ou fleuves auprès
desquels ils sont placés : telle est la Voulte en Vivarais (Ardèche),
située sur le Rhône qui y forme un coude bien apparent ; telles
sont dans la Haute-Loire, la Voulte-sur-Loire et la Voulte-sur-
Âllier, où ces deux rivières forment des sinuosités considérables.
La Voulte, dans le département de l'Ain, entre Châtillon-de-
Michailles et Nantua, doit aussi son nom aux détours et sinuo-
sités des rochers qui bordent le chemin. Enfin, près de Lyon,
vis-à-vis l'Ile-Barbe, est un lieu dit aussi la Voulte et où un
rocher avançant vers la Saône lui fait faire un contour bien mar-
qué. Trevol, dans le département de l'Allier, à un myriamètre
de Moulins, est placé sur un ruisseau qui paraît former les
mêmes détours et les mêmes sinuosités que la Saône à Trévoux,
   Trévoux est appelle de différentes manières, dans les titres
latins du moyen âge. C'est tantôt Trivortium,           Trivulcium,
Triviolum, Trivolcium, Triviotum ; tantôt Trivultum, Trevo-
rcium, Triverium, Trevocum., Trevosum,          Triviumetmèmgttif-
bula. Ces divers noms ne sont que la traduction faite à volonté,
dans la langue écrite de ces temps-là, du nom roman et vul-
gaire de Trévoux.
   Quelques auteurs donnent à Trévoux une antiquité à laquelle
elle ne semble avoir aucun droit. Jacob Spon (1), se fondant sur
une épitaphe trouvée à Lyon et où il est parlé d'un Mationvs
Restitutus civis Tribocci, ce qu'il traduit par citoyen de Trévoux,

  '1) Recherches des antiquités et des curiosités de la ville de Lyon, in-8, 1673.




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